Qu’est-ce qu’une messagerie tout-en-un ?
Une seule fenêtre qui regroupe WhatsApp, Teams, Telegram, votre boîte mail et votre agenda, chacun à sa place dans une barre latérale. L’idée a une quinzaine d’années ; ce qui a changé, c’est la raison pour laquelle on en a besoin.
Le principe
Un agrégateur de messageries est une application de bureau qui charge des services web dans des vues séparées, à la manière d’un navigateur, mais avec une barre latérale à la place des onglets. Chaque service garde sa place, son icône et son raccourci clavier. Rien n’est réinventé côté protocole : c’est l’interface web officielle de chaque service qui s’affiche.
Ce n’est donc pas un client de messagerie au sens strict. Il ne parle pas aux serveurs de WhatsApp ou de Teams : il affiche leurs pages, dans un cadre plus commode que cinquante onglets.
Deux problèmes, et un seul est bien traité
Le premier est la saturation d’onglets : les applications qu’on garde ouvertes toute la journée finissent noyées, et retrouver la bonne coûte quelques secondes, cinquante fois par jour. Tous les produits de la catégorie règlent ce point, et un navigateur bien rangé s’en approche.
Le second est plus intéressant, parce qu’il n’a pas de solution côté navigateur : plusieurs comptes du même service en même temps. Un navigateur ne garde qu’une session par site. Ouvrir le second compte WhatsApp Web déconnecte le premier, et la réponse officielle de Microsoft pour deux comptes Teams est d’ouvrir un autre navigateur.
Ce qu’un agrégateur ne fait pas
- Il ne fusionne pas vos conversations dans une boîte unique : chaque service reste chez lui, avec son interface.
- Il ne fonctionne pas hors ligne mieux que le service lui-même : ce qui n’est pas prévu par le service ne le devient pas.
- Il ne remplace pas une application native quand celle-ci fait davantage : les fonctions réservées au client officiel restent réservées.
- Il ne vous rend pas anonyme : vous vous connectez à vos comptes habituels, avec les mêmes identifiants.
Les critères qui comptent au moment de choisir
| Critère | Pourquoi ça compte | Comment le vérifier |
|---|---|---|
| Sessions isolées | C’est la fonction qui distingue un agrégateur d’un navigateur rangé | Ajouter deux fois le même service et vérifier que les deux restent connectés |
| Fraîcheur du moteur | Un moteur en retard finit bloqué par les services, un par un | Afficher l’agent utilisateur dans un service : le nombre après « Chrome/ » |
| Cadence des versions | Elle prédit si le moteur suivra la prochaine dépréciation | Regarder les dates des versions stables sur la page de publication |
| Notifications natives | Sans elles, l’application ne remplace pas les onglets qu’elle prétend supprimer | Fermer la fenêtre et vérifier qu’un message arrive quand même |
| Licence | Elle détermine si le gratuit d’aujourd’hui peut devenir payant demain | Chercher le fichier de licence dans le dépôt public |
Où se situe Nexus
Nexus est un agrégateur pour Windows 10 et 11, gratuit et sous licence MIT. Il donne à chaque service une session isolée, envoie de vraies notifications Windows, garde les badges de non-lus visibles fenêtre fermée, et suit la ligne stable d’Electron pour que le moteur ne prenne pas de retard.
Il ne cherche pas à annoncer le plus grand nombre de services intégrés : le catalogue couvre les plus courants, et n’importe quelle adresse web peut être ajoutée comme service à part entière.
Questions fréquentes
- Quelle différence avec des onglets épinglés ?
- Les onglets épinglés règlent le rangement, pas le multi-compte : un navigateur ne garde qu’une session par site. Ils ne donnent pas non plus de notifications système une fois le navigateur fermé.
- Est-ce plus lourd qu’un navigateur ?
- Chaque service consomme de la mémoire comme un onglet, donc l’ordre de grandeur est le même. La mise en veille par service rend la mémoire au système pour les services inactifs.
- Mes identifiants sont-ils en sécurité ?
- Vous vous connectez sur les pages officielles de chaque service, dans une session locale. Nexus n’a pas de serveur, pas de compte utilisateur, et ne voit passer ni mot de passe ni message.
- Faut-il désinstaller les applications natives ?
- Non. Elles peuvent cohabiter, et certaines gardent des fonctions que la version web n’a pas. Beaucoup de gens gardent le client natif de leur service principal et regroupent le reste.